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  • Les mains dans la terre

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    Pourquoi ne suis-je que rarement sur mon blog ? C’est le printemps. C’est le moment de profiter de cette force de vie qui naît dans la terre. Au jardin. Je prends un tel plaisir à mettre mes mains dans la terre pour enlever les herbes, effriter une motte. Bien qu’il faille se baisser et parfois c’est dur.

    Nos ancêtres ne l’ont-ils fait ? Mon  grand- père consommait les légumes du jardin cultivés par son jardinier consciencieux mais il ne mettait pas la main à la pâte. A l’inverse mon maître, qui m’a appris la lutherie, cultivait lui son petit « pâquis » (nom donné à un lopin au sein d’un pâturage communal en Lorraine et l’équivalent du jardin ouvrier actuel) le lundi, jour où nous étions de repos à l’atelier.

     Mon jardin ouvrier, c’est  un cercle  de 7 mètres de diamètre  conquis  dans le maquis corse. Sur l’île chaque village possède ses « planches » ou terrasses, avec leur réseau d’irrigation. Celles-ci étaient jadis cultivées et suffisaient à subvenir aux besoins des habitants qui ici plus qu’ailleurs arrivaient à vivre en autarcie. Aujourd’hui rares sont ces parcelles qui ne soient à l’abandon et envahies par les ronces.

    J’ai tendance à croire que l’on devrait redonner aux enfants le goût de la terre. Pourquoi ne pas les emmener le mercredi  au « jardinage » comme on irait au sport ? Mais j’irai encore plus loin en disant qu’il devrait être de la responsabilité de l’Education Nationale d’apprendre aux enfants à connaître les principes de la culture de la terre.

     Ainsi n’y aurait-il pas d’avantage de vocations dans ce domaine ? Les jeunes ne trouveraient-il pas une alternative à la superficialité ambiante ? Ou qu’ils aient tout simplement le goût de contribuer à l’équilibre de leur environnement quand ils donnent un coup de main à ramasser les feuilles le dimanche.

    Il y a eu le siècle des philosophes, celui des lumières, des sciences, des avancée spirituelles. A quand le siècle des connaissances de la terre ? Ne voyons-nous pas que partout sur la planète c’est l’humanité qui souffre car son rapport à la terre est en déséquilibre. Il y a des défis différents à relever sur chaque continent. Ce sont nos jeunes qui se doivent de relever ces défis. Qu’ils étudient sérieusement est une nécessité mais qu’on omette de leur faire ressentir en même temps cette force de la nature qui passe par leurs « mains dans la terre » est une grave erreur.  Cette force qu’elle insuffle en chacun de nous contient la réponse dont nous avons besoin pour que chacun puisse se réconcilier avec elle.

    Elle est un remède souverain, équilibrante comme la foi et aussi apaisante que la musique ; moi j’y retourne !

    Maison de l'Agriculture Bio-Dynamique